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I Am Vertical / Je suis verticale
Lydia Gifford

VERNISSAGE SAMEDI 19 MARS À 15H
En présence de l'artiste et de la galerie Laura Bartlett

Pour sa première exposition dans une institution française, l’artiste britannique Lydia Gifford dévoile de nouvelles peintures dont les matériaux tactiles résonnent avec les forces élémentaires du paysage de Vassivière. Par un jeu d’équilibres et de tensions, ses oeuvres s’affirment par une présence sculpturale puissante dans l’architecture particulière du centre d’art.

Par leurs couleurs telluriques et leurs textures résultant de couches successives de peinture, les oeuvres de Lydia Gifford sont autant d’interprétations du corps au sein d’un paysage. L’artiste joue avec les pigments et observe la libération naturelle de la couleur, tentant de découvrir jusqu’où les matériaux peuvent être contraints et manipulés de manière à produire des formes anthropomorphes.

La présence dans la région de la porcelaine de Limoges, à laquelle la famille de Lydia Gifford est liée, constitue le point de départ de son installation. Si ces ingrédients font écho avec les matériaux et les couleurs employés par les architectes du centre, Aldo Rossi et Xavier Fabre, l’artiste a surtout puisé son inspiration dans la proximité du centre avec la nature. « Lorsque j’ai visité l’île de Vassivière pour la première fois, j’ai été particulièrement sensible à la relation entre l’eau et la terre dans ce lac artificiel formé par les eaux de retenue d’un barrage, ainsi que par le poids et la densité du granit local. »

Lydia Gifford privilégie les supports modestes, tels que la toile, le bois, le carton ou le textile. Peintures à la limite de la sculpture, ses créations entrent dans un rapport de force avec les surfaces sur lesquelles elles se tiennent en équilibre : qu’elles soient fixées aux murs, ou posées sur le sol, voire même en élévation, ses oeuvres sont indéfectiblement liées à l’échelle du corps humain.

L’artiste s’intéresse de près au langage de la performance, du mouvement et du geste. Elle s’efforce de produire des oeuvres abouties qui soient l’expression visible du mouvement du corps, et dont la texture picturale évoque la transition d’un état liquide à un état solide.

Le titre de l’exposition I Am Vertical/ Je suis verticale est inspiré d’un poème de l’écrivaine américaine ayant vécu à Londres, Sylvia Plath. « Pour moi, le poème parle d’un personnage qui essaie d’entrer en relation avec le paysage naturel, sur le plan physique et temporel. [...] Je m’intéresse à la manière dont ce titre, sorti de son contexte, convoque un sentiment de vulnérabilité. »

Téléchargez le dossier de presse de l'exposition