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400m2
Commande publique du Ministère de la culture et de la communication et de la Région Limousin en 2009
Née en 1967 à Séoul en Corée du sud , Koo Jeong-A vit et travaille partout.
OTRO est une œuvre d’art skateable audacieuse, composées de différents bowls, d’un cradle et de trois tunnels. Koo Jeong-A invite débutants et confirmés à faire l’expérience physique et sensorielle de son œuvre en skatant le paysage.
Lors de sa venue en 2007 pour son exposition Oussseux, Koo Jeong-A avait été marquée par les paysages hivernaux mystérieux de l’île et de l’atmosphère qui s’en dégage : Vassivière était devenu Oussseux, un paysage irréel, fantasmagorique et fortement onirique appartenant au monde imaginaire de l’artiste.
Avec OTRO, Koo Jeong-A expérimente la fragile visibilité de l’œuvre, son apparence discrète qui met à l’épreuve notre perception, qui l’oblige à découvrir avec patience l’essence même de l’œuvre.
Le concept de OTRO, sa forme ovoïde, l’utilisation de béton vert phosphorescent, sa lente découverte, son intégration dans la prairie de l’île font de cette œuvre un champ d’expérimentation infini, qui réfléchit au moindre détail tels que la lumière, le rapport au site, les atmosphères, le rêve et le fantastique. OTRO est une œuvre faite de bosses – le cradle – et de creux – les bowls et des tunnels. Cette œuvre de Koo Jeong-A renvoie à la définition même de la sculpture et de la représentation : creux et bosses, jeux d’ombres et de lumières, reliefs doux ou accentués.
Il s’agit d’une œuvre d’art à vivre, à expérimenter, non seulement d’un point de vue sportif mais également d’un point de vue sensible, sensoriel, artistique. Faire le lien entre l’aspect urbain, praticable, sportif et ludique de l’œuvre en tant que skatepark et l’œuvre d’un point de vue artistique en tant qu’élément du monde de Koo Jeong-A.
OTRO qui, à l’heure actuelle, est à l’état de projet, sera réalisé durant l’automne 2010 par L'Escaut Architecture (Bruxelles) en collaboration avec les associations Brusk (Bruxelles) et Barricade (Poitiers).
Crédits photographiques : Koo Jeong-A, L'Escaut Architecture
Arbre, plaque de marbre de 90 x 200 x 10 cm, 450 kg
Commande du Centre d’art (propriété du Ciap) en 2009
Né en 1975 à Seattle aux Etats-Unis, Oscar Tuazon vit et travaille à Paris en France.
Dans le bois de sculptures de l’île de Vassivière, Oscar Tuazon met en confrontation l’élément végétal à celui minéral : un chêne et une plaque de marbre s’affrontent dans une tension dictée par la gravité et la puissance même des éléments. L’opposition entre le marbre, qui traditionnellement renvoie à la statuaire commémorative et à l’art funéraire et l’arbre, signe de vitalité et de force, souligne la capacité des plantes à s’adapter à leurs milieux pour ne pas s’éteindre.
L'œuvre - à laquelle l'artiste a donné le nom de Niki Quester en hommage à une personne de son enfance qui l’avait initié à soigner l’attention, le détail - devient une expérience du regard qui ne peut trouver un aboutissement que par la marche et l’observation attentive du visiteur à son environnement.
Crédits photographiques : François Doury
Balles de tennis uniques, dimensions variables
Dépôt de l'artiste (propriété de l'artiste) en 2009
Né en 1951 à Bucarest en Roumanie, Serge Spitzer vit et travaille à New York aux Etats-Unis.
Protagoniste de la révolution artistique de la fin des années soixante, il commence à développer une production de concepts fondés sur des modèles de la réalité. Le jeu de tensions entre visibilité et invisibilité, ordre et chaos, poids et flottement fragile, statique et mouvement est un thème récurrent dans l’œuvre de Spitzer et fait référence à de multiples fonctionnements sociaux et politique. Il allie des conventions artistiques avec des systèmes biologiques, technologiques ou sociaux pour questionner les processus de communication, de perception et de l'éveil de la conscience.
Ses œuvres montrées dans les institutions et les manifestations les plus prestigieux sont liées a leur site comme Re/Cycle (Don’t Hold Your Breathe) à la Biennale de Venise ou Re/Search (Alchemy and/or Question Marks with Swiss Air) au Kunstmuseum à Bern jusqu'à sa présence à Istanbul avec Molecular (ISTANBUL).
Dans un espace historique d’Istanbul, une ancienne synagogue qui aujourd’hui abrite une fonderie d’aluminium, un atelier de fabrication de caoutchouc et une salle de billard, l’installation de Serge Spitzer fonctionne comme une pause de contemplation et de réflexion alors que dans les autres pièces les ouvriers continuent leur travail.
Le projet éphémère, Nature morte (Still life) 2001-2009, sur l’île de Vassivière, composé de dizaines de milliers de balles de tennis uniques sur une parcelle de plusieurs hectares n'est pas une simple composition d’objets statiques comme peut ironiquement le suggérer son titre. Fasciné par les multiplicités des paysages typiques, Serge Spitzer a choisi que le cycle de création de cette très énigmatique installation s’achève dans le bois de sculptures de l’île de Vassivière sur les hauteurs du deleuzien Plateau de Millevaches après avoir voyagé dans l'« American BACKYARD », l'arrière court américaine des jardins de l’Aldrich Museum of Contemporary Art à Ridgefiel en 2008 et aux « Swiss ALPS », les alpes suisses de Zuoz en 2009.
L’œuvre est une démonstration d'un imperceptible "modèle de réalité", qui se propage tel un virus et se présente comme une métaphore physique de la manière dont l’art interagit avec la réalité quotidienne. Comme dans de nombreuses « sculptures virales » conçues à partir des années quatre-vingt-dix de Serge Spitzer, la structure éphémère que l'artiste a mise en place dans la prairie de l’île, est transformée au fil du temps par des forces incontrôlées et accidentelles : les balles seront balayées par les vents, orages et pluies, ou poussées et déplacées par des visiteurs ; les enfants seront tentés de jouer ou d’en prendre une de temps en temps, l'herbe va croître, lentement, recouvrant l'original.
Serge Spitzer s’est engagé dans la conception et le processus de fabrication de cette œuvre pour rendre le caractère unique de chaque balle et dans le même temps éphémère et sans accorder d'importance à préserver l'œuvre. Chaque balle utilisée a donc été imprimée à l’image d’un minuscule détail d’une parcelle de pelouse photographiée par l’artiste et dont l’agrandissement a permis d’arriver à ce vert pixélisé, mimétisme presque parfait des lieux où elles ont été jusqu’à présents implantées.
Bien que d’une exécution formelle très minimaliste, le projet de Serge Spitzer est entièrement construit autour de l’imperfection de la réalité avec résonances sociales et politiques. Son œuvre prend possession de l’environnement avec des objets qui impliquent à la fois les notions de loisir, de jeu et dans le même temps d’occupation militaire.
Dans la lignée de ces artistes qui ont utilisé les paysages comme vecteur de contemplation, Nature morte (Still life) 2001-2009 devient un champ pour penser.
Crédits photographiques : Jean-Baptiste Decavèle
Mercedes Benz, lampadaire, câble élastique, métal 200 x 450 x 500 cm
Dépôt de collectionneur privé (propriété du collectionneur) en 2009
Né en 1979 à Vilsbiburg en Allemagne, Michael Sailstorfer vit et travaille à Berlin en Allemagne.
Transformations, ajustements contextuels, appropriation spatiale, le travail de Michael Sailstorfer s’identifie rapidement par son intérêt pour les objets quotidens, les matériaux qui nous entoure, sa fascination pour l'identité et l'histoire spécifique de ces objets et leur propre déstinée. Il s'attaque à ces choses, les brisant, les dissociant, les déformant, les adaptant pour les réunir à nouveau, les déplaçant, les réinterprétant et les requalifiant. Une telle déformation de la signification de l'objet et parallèlement l’utilisation de ses qualités formelles ne produit pas sa destruction ; le but est plutôt de le reconfigurer et changer son sens. Trois oeuvres de l'artiste allemand sont présentées dans le bois de sculptures de l'île de Vassivière. Placées dans des parties trés différentes de l'île - pleine forêt, bord du lac, prairie - ces oeuvres soulignent l'artificialité de l'île de Vassivière et sa vocation artistique.
Ce qui rend le travail de Sailstorfer si extraordinaire, c'est l'ardent désir de sa réalisation ainsi que l'humeur mélancolique dans laquelle il est produit et la tragédie consciente de sa destinée. Sternschnuppe (Etoile filante), est l'une des oeuvres les plus importantes de son parcours, par son extrême poésie, la puissance du concept, le sentiment comique de sa réalisation et la note tragique de son aboutissement. L'artiste se présente au départ comme un rêveur, qui ne souhaite plus être soumis à une entité mystérieuse quand il désire voir une étoile filante dans le ciel. C'est un souhait romantique de pouvoir produire un phénomène naturel chargé d’émotions.
Que ce soit véridique ou pas, l’artiste avoue avoir fait cette oeuvre pour sa fiancée, pour qui il aurait voulu lancer des étoiles filantes. La Mercedes W123 équipée d'une catapulte pour réverbères et placée face au bâtiment du Centre international d'art et du paysage, accueille avec humour le visiteur, signalant l'entrée dans un territoire artistique, un lieu de curiosités et de fantaisie.
Marne en vrac non séchée, 324 m
Commande publique du Ministère de la culture et de la communication pour le Centre national des arts plastiques - Cnap (propriété du Cnap/Fnac) en 2009
Né en 1923 à Budapest en Hongrie, Yona Friedman vit et travaille à Paris en France.
Pour Vassivière, Yona Friedman a créé, dans le cadre de son exposition Etc. Balkis Island avec Jean-Baptiste Decavèle présentée du 5 juillet au 1er novembre 2009, La Licorne de Vassivière ("Licorne Eiffel"), une sculpture éphémère qui occupe l’espace entier devant le Centre international d’art et du paysage, tracée à terre avec une substance minérale, le carbonate, et visible dans sa totalité du sommet du phare de Aldo Rossi qui domine l’île. La silhouette du chien Balkis qui joue à distance de la Licorne a été réalisée en faisant pousser des graines de Sarrasin.
La Licorne de Vassivière ("Licorne Eiffel") représente une paisible licorne anthropomorphe, aux allures féminines qui semblent tenir dans la main droite le Centre d’art. La référence à la civilisation Incas est explicite tant son imaginaire est véhiculée à travers la figuration zoomorphe et anthropomorphe entourée par un labyrinthe de formes géométriques, comme on peut encore le voir dans le Sud du Pérou sur les hauts plateaux de Nazca.
Crédits photographiques : Jean-Baptiste Decavèle, Yona Friedman, Les voyages extraordinaires (le voyage à la licorne spatiale), 2009
Dessin tracé au sol avec du sarrasin, 36 m
Commande du Centre d'art (propriété de l'architecte) en 2009
Né en 1923 à Budapest en Hongrie, Yona Friedman vit et travaille à Paris, France.
Pour l’île de Vassivière, Yona Friedman a créé aux côtés de la minérale Licorne de Vassivière ("Licorne Eiffel"), une autre sculpture terrestre, celui ici végétale, qui occupe la prairie derrière le Centre d'art. C’est Balkis. Hommage à son inséparable chienne, disparue aujourd’hui mais porteuse d’un unique et exceptionnel souffle pédagogique, protagoniste des plusieurs manuels et ouvrages théoriques (Vous avez un chien. C'est lui qui vous a choisi, L’ordre compliqué et autres fragments).
Ces deux silhouettes animales, bestiaire visible du ciel comme de terre, transfigurent les prairies de Vassivière de par leur présence monumentale et mystérieuse.
Balkis, apparaît schémathiquement dessinée en sarrasin, jouant à distance avec La Licorne de Vassivière ("Licorne Eiffel").
De ce dessin en sarrasin, le visiteur retrouve le trait si caractéristique des bandes dessinées que Yona Friedman créées depuis plus de 40 ans pour expliquer ses modèles sociaux, urbanistiques et architecturaux.
Le sarrasin, surnommé « plante des 100 jours », a été choisi de par la nature de sa culture qui s'étend sur trois mois de juin à la fin du mois d'août – la sculpture est née pour l’exposition Etc. Balkis Island qui s'est déroulée au Centre d'art durant l'été 2009 -. Autrefois très cultivé dans les régions à sols pauvres et acides, en Europe centrale, en Russie, en Amérique du Nord ainsi qu'en France (Bretagne, Normandie, Limousin, Auvergne, Pyrénées...), le sarrasin est aujourd'hui une plante dont la culture est en voie de disparition en France.
Crédits photographiques : Frédéric Legros
Arbre, fourrures animales, fil de fer
Commande du Centre d'art (propriété de l'artiste) en 2009
Né en 1974, Victor Man vit et travaille à Cluj en Roumanie.
Victor Man apparaît comme l'un des artistes les plus intéressants sur la scène émergente d'Europe de l'est. Il a été présenté dans le Pavillon roumain de la Biennale de Venise 2007, et bénéficie depuis d'une renommée internationale croissante. Utilisant la peinture, la sculpture, la peinture murale ou la sérigraphie, il construit des installations dans lesquelles s'entrelacent la mémoire individuelle et collective, les thèmes de l'érotisme, du pouvoir, du désir.
Dans le cadre de son exposition monographique attebasile présentée en 2009 au Centre international d’art et du paysage, Victor Man conçoit un projet de sculpture qui se matérialise au sein de la forêt par un jeune arbre recouvert de nombreuses fourrures animales.
Au fil des saisons, subissant le climat rude et hostile de Vassivière, les fourrures se gorgeront d'eau, gèleront, se dessècheront et finiront par tomber. De par sa présence mystérieuse au sein du bois de sculptures, l’œuvre apparaît davantage comme une inscription discrète faisant glisser l’île de Vassivière dans une zone de conscience et de méditation, un lieu de profonde mélancolie.
Crédits photographiques : André Morin
Baguette en bois de 31 cm, jeune arbre
Dépôt de collectionneur privé (propriété du collectionneur) en 2007
Né en 1972 à Kortrijk en Belgique, Kris Martin vit et travaille à Gand en Belgique.
L'expérience du temps et le désir de le comprendre afin de pouvoir le dépasser est un élément central de l’œuvre de Kris Martin. La présence de ses productions pousse le regardeur à s’interroger sur sa propre position non seulement par rapport à l’œuvre mais aussi par rapport au cadre plus large de son existence.
Présentée lors de l’exposition MY PRIVATE escaped from Italy en 2006, Conductor de Kris Martin rejoint de manière pérenne le lieu qu’il avait initialement choisi dans le bois de sculptures de l’île de Vassivière, à l’entrée du Centre d’art, près du phare de Aldo Rossi, créant une nouvelle frontière entre l’architecture et la nature.
Conductor est une fine baguette de chef d’orchestre, fixée sur une branche d’un jeune arbre, qui bouge au gré du vent et s’élève progressivement au rythme de croissance propre à l’arbre. Pour l’artiste, le premier arbre de la forêt dirige le Centre international d’art et du paysage de l'île de Vassivière.
PVC, toile plastique, plate-forme en bois, moteur, 400 x 528 cm diamètre
Commande publique du Ministère de la culture et de la communication (propriété du Ciap) en 2007
Né en 1935 à Worm en Allemagne, Hans Walter Müller vit et travaille à La Ferté-Alais en France.
Ingénieur et architecte de l'Ecole Polytechnique de Darmstadt, Hans Walter Müller poursuit ses études à Paris et engage sa recherche architecturale avec des matériaux comme la lumière artificielle, l'image projetée, le son, la matière plastique, les moteurs électriques au service de "l'architecture du mouvement". Il appartient au mouvement de l'art cinétique dont il a prolongé l'esprit et ouvert de nouveaux champs d'expérience appliqués à l'architecture devenue après "l'architecture de l'air".
Les trois modules gonflables conçus pour le Centre international d’art et du paysage de l’île de Vassivière, dans le cadre d’une commande publique du Ministère de la Culture et de la Communication, s’inscrivent dans la politique culturelle du Centre d’art. L’idée est de créer un type d’équipement à la fois œuvre d’architecture et outil pédagogique mobile destiné à être transporté, installé et pratiqué comme espace ludique de découvertes et comme espace de rencontres, en rapport avec la notion de "pavillon-jardin".
La conception d’une architecture d'air, légère, nomade, sa capacité d’usage à vocation principalement pédagogique, son installation aisée et ludique sur une plate-forme aménagée, pour être elle-même fonctionnelle et écologique, sont les bases de ce projet. Dans le parc de sculptures, les trois modules de Hans Walter Müller offrent des particularités architecturales distinctes en relation avec des sites géographiques différents, la forêt, le lac et l’architecture de Aldo Rossi.
Pour accueillir les trois modules de géométrie différente (cône, sphère et demi-sphère), trois sites d'implantation ont été choisis pour leurs particularités géographiques distinctes : au bord du lac, en altitude dans la forêt et à proximité du Centre d'art, cerné par la végétation.
Crédits photographiques : Marc Domage
Les structures gonflables de Hans Walter Müller peuvent s’appréhender de multiples manières : ludiques, éphémères, mémoires d’une période nomade... Tout cela est juste mais cette démarche recouvre aussi de vraies questions posées à l’architecture et aux usages qu’elle abrite. Ces modules fonctionnent comme d’authentiques réponses pour des modes de vie choisies. Le couple de créateurs, Marie-France Vesperini et Hans Walter Müller, poursuit depuis plus de vingt ans cette grande aventure de vivre sous, dans, avec un habitat gonflable dont les fonctions sont multiples (peau de protection mais aussi surface de projections). C’est à eux qu’est confié le soin de faire revivre cette page fascinante de l’histoire de l’architecture et des techniques modernes associée à la fête, au nomadisme et à une nouvelle façon de considérer notre rapport à la nature et à notre environnement.
Hans Walter Müller est le véritable inventeur des gonflables, ces architectures d’air à habiter. Depuis plus de trente ans, Hans Walter Müller, artiste ayant appartenu à la mouvance des années 60 de l’art cinétique, développe une architecture nomade, éphémère, légère et simple à installer. En 1971, l’architecte s’installe dans un de ses gonflables sur le site de l’aérodrome de Cerny dans la forêt de la Ferté-Allais en Essonne. Au milieu des arbres, entourée de bassins remplis de plantes aquatiques et de poissons rares, la bulle jaune abrite des zones d’ateliers, des espaces de travail et de détente qui s’agencent sur des planches en bois coulissantes. Au sous-sol, creusés dans la roche, s’articulent les espaces domestiques et de repos qui ont la particularité de donner sur l’ex térieur (terrasse, baies vitrées).
Un gonflable, explique Hans Walter Müller, c’est simplement une peau qui contient un espace, sépare extérieur et intérieur, apparaît et disparaît et parfois se dématérialise. En cela c’est un espace ludique, fantastique et inhabituel, très loin de la construction traditionnelle.
Végétaux, dimensions variables
Commande du Syndicat mixte "le Lac de de Vassivière" (propriété du Syndicat mixte "le Lac de de Vassivière") en 2003
Né à Argenton-sur-Creuse en 1943, Gilles Clément vit et travaille à Crozan dans la Creuse en France et à Paris en France.
Gilles Clément, ingénieur horticole, paysagiste, écrivain, jardinier, enseigne à l’Ecole Nationale Supérieure du Paysage à Versailles. En dehors de son activité de créateur de parcs, jardins, espaces publics et privés, il poursuit des travaux théoriques et pratiques à partir de trois axes de recherche : le Jardin en mouvement, concept issu d’une pratique sur son propre jardin dans la Creuse, le Jardin planétaire, projet politique d’écologie humaniste, le Tiers-Paysage, concept élaboré à l’occasion d’une analyse paysagère en Limousin.
En 2003, Gilles Clément propose, suite à la commande du Syndicat "le Lac de de Vassivière", une charte paysagère pour Vassivière, l’aménagement d’une série de jardins autour du lac et sur l’île. L’île, y est perçue par le paysagiste comme un ensemble « d’espaces interdépendants », c’est-à-dire un endroit où l’on passe d’une ambiance à l’autre : abords des bâtiments, prairie fleurie, bois d’ombre…
La charte paysagère de Gilles Clément souligne une diversité contenue dans cet ensemble en marge des territoires d’exploitation (diversité d’espèces, de paysages, de « jardins »). Considérant le lac comme fond théâtral du paysage, quel que soit l’angle de vision, il convient pour Clément de l’intégrer comme atout du paysage, avec, en plus, la possibilité d’en user en période estivale. Ce projet, unique en Europe, consiste à maintenir ou améliorer les composants de l’équilibre biologique, seuls capables de régler de façon harmonieuse et économique les composants e sthétiques. Dans cette approche, paysage et environnement sont intimement liés.
La charte définit une série de préconisations de gestion sur des thèmes particuliers comme la gestion agricole et forestière, l’entretien et la valorisation de sites naturels remarquables… ; la charte détaillée présente une série de projets d’aménagements du site.
Le Syndicat "le Lac de de Vassivière" a choisi comme première application de la charte, l’implantation d’une Prairie fleurie au sud de l’île permettant la mise en valeur d’une partie de l’île peu aménagée et pourtant très visible de la plage et du point de vue d’Auphelle. Une parcelle de forme carrée (2500 m²), afin d’en accroître la visibilité y a donc été implantée. Une seconde parcelle (1100 m²) a été plantée à proximité sur un site permettant un impact visuel (bordure de chemin, parcelle en pente, visibilité depuis le parvis du château).
Crédits photographiques : Syndicat "le Lac de Vassivière"